Nous l’avons tous vécu, cet instant très romantique (ou très acrobatique) de la soirée où, tout d’un coup, se produit ce que l’on attendait pas : le pet vaginal !
Alors là, deux options s’offrent à nous : rire ou disparaître à tout jamais sous la couette. Si vous avez un jour fait partie de cette deuxième catégorie, respirez un bon coup : vous faites simplement partie des millions de personnes qui ont vécu ce moment sans savoir quoi en penser.
Le pet vaginal (également appelé, vulgairement frout ou queef pour les anglophones) est l’un des sujets tabous les plus recherchés sur google, généralement en catimini, la nuit, avec l’écran en luminosité minimale. Tout ça parce qu’on n’ose pas parler de ce sujet, alors que, franchement, il n’y a rien d’anormal dans le pet vaginal !
En effet, le pet vaginal n’a rien à voir avec un gaz intestinal : pas d’odeur ou de bactérie, il s’agit simplement d’un mécanisme d’expulsion de l’air qui est entré, souvent au moment de rapports intimes. C’est une chose, mécanique, absolument normale, qui arrive à tout le monde à un moment ou un autre.
Si jamais vous vous posez des questions sur le pet vaginal, lisez la suite de cet article !
Pet vaginal : les 6 vérités concrètes pour comprendre et gérer les bruits vaginaux
Le pet vaginal, ou frout, consiste en l’expulsion involontaire et incontrôlable de l’air emprisonné dans le vagin. Contrairement aux gaz intestinaux, cet air ne vient pas du tout du système digestif : cela signifie qu’il n’a aucune odeur particulière.
Il s’agit tout simplement de l’air qui s’est introduit dans le canal vaginal et qui en ressort, mécaniquement, de la même façon et parfois avec un bruit caractéristique. Rien de médical donc, de grève ou de pathologique dans l’immense majorité des cas !
Si ce phénomène vous est déjà arrivé et que vous souhaitez en connaître la cause et, pourquoi pas, apprendre à le gérer alors jetez un coup d’oeil par ici :
- Les causes des pets vaginaux : de l’air peut s’introduire dans le vagin de différentes façons. Lors de rapports sexuels, tout d’abord, les mouvements de va-et-vient de votre partenaire ou vous-même créent une pompe naturelle qui aspire de l’air vaginal puis l’expulse.
Lors d’exercices physiques tels que le yoga, les squats et le sport en général, les mouvements du bassin et les changements de pression abdominale peuvent également faire entrer et sortir de l’air.
Enfin, lors de certains examens gynécologiques, l’insertion ou le retrait d’un tampon ou d’une cup menstruelle sont également des causes de pets vaginaux courantes et totalement bénignes.
2. Le rôle de la tonicité du périnée dans les flatulences vaginales : selon les études réalisées sur le sujet, la tonicité et la coordination des muscles du plancher pelvien ont une influence directe sur la fréquence des flatulences vaginales.
Ces études montrent qu’un plancher pelvien trop relâché ne permet pas un contrôle optimal sur les pet vaginaux mais qu’un plancher pelvien trop tendu n’est pas l’idéal non plus. Si vous avez des doutes sur la tonicité de votre plancher pelvien, n’hésitez pas à en parler avec un professionnel de santé, votre médecin, gynécologue ou sage-femme qui saura au mieux vous conseiller !
3. Les positions sexuelles et les pets vaginaux : certaines positions sexuelles ont tendance à créer une aspiration d’air plus forte que d’autres, engendrant ainsi des pets vaginaux en réaction. C’est notamment le cas des positions qui modifient fortement l’angle de pénétration : la levrette avec le bassin surélevé ou encore la position du missionnaire inversé sont propices à l’infiltration d’air dans le vagin.
Attention : ce n’est absolument pas un problème, mais de la simple mécanique ! Cela ne signifie en aucun cas que vous devez arrêter de pratiquer ces positions, surtout si elles vous font ressentir du plaisir. Si vous appréhendez les pets vaginaux durant l’acte, essayez de dédramatiser, avant ou pendant, et d’en rigoler avec votre partenaire afin de ne pas vous créer de blocage sur ce point.
Si vous êtes en panne d’idée de positions sexuelles faciles, alors notre guide est fait pour vous !
4. La lubrification durant les rapports et son impact sur les pets vaginaux : une bonne lubrification vaginale peut vous aider à réduire considérablement le phénomène de “pompage” d’air durant les rapports sexuels. En effet, la sécheresse vaginale peut favoriser les bruits liés à la frixion des peaux. Sans les supprimer totalement, l’usage d’un lubrifiant adapté peut contribuer à réduire les bruits vaginaux, mais surtout à augmenter le confort et le plaisir durant les rapports.
5. L’air vaginal après l’accouchement : l’accouchement peut temporairement modifier la tonicité du plancher pelvien des femmes et, en conséquence, augmenter la fréquence des flatulences vaginales. Selon les études scientifiques réalisées sur les suites de l’accouchement, le pet vaginal est un symptôme très fréquent alors que les femmes hésitent à en parler spontanément à leur médecin.
La rééducation périnéale post-partum (après l’accouchement) est spécialement conçue pour redonner toute la tonicité nécessaire au plancher pelvien. Ce n’est pas un événement anormal, c’est quelque chose que toutes les femmes doivent faire après un accouchement et il s’agit d’un accompagnement remboursé par la Sécurité sociale en France.
6. Quand consulter ? Les symptômes vaginaux à faire contrôler par un médecin : si dans l’immense majorité des cas, les bruits vaginaux sont parfaitement normaux, certains cas méritent une consultation chez le médecin. Si vous observez: une odeur inhabituelle accompagnant les pets vaginaux, des fuites urinaires associées, une douleur lors des rapports ou tout autre symptômes vaginaux inhabituels, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé (médecin traitant, gynécologue ou sage-femme).
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Témoignages de nos membres : Place Libertine, une communauté qui assume
Dans l’univers du libertinage et des rencontres entre adultes libres, les tabous corporels ont beaucoup moins de place et d’importance. Place Libertine est aujourd’hui LA référence française des rencontres libertines avec plus de 2 millions de membres.
Cette communauté valorise la communication ouverte, l’acceptation du corps et l’humour et le respect dans l’intimité. Couples échangistes, femmes et hommes célibataires qui pratiquent une sexualité décomplexée ont toutes et tous connu une situation où un pet vaginal a provoqué plus de rire qu’autre chose !
Voici leurs témoignages :
Thomas, 32 ans — kinésithérapeuthe à Lyon, en couple depuis 8 ans
« La première fois que ma compagne a eu un pet vaginal durant un rapport, j’ai tout de suite vu qu’elle ressentait de la honte. J’ai alors fait semblant de n’avoir rien entendu, pour ne pas accentuer ce sentiment. ça partait d’un bon sentiment, mais avec le recul j’aurais dû lui en parler tout de suite et dédramatiser la situation pour ne pas qu’elle ressente de sentiment honteux par la suite.
J’ai fini par lui en parler calmement quelques jours plus tard, pour détendre l’atmosphère. On a commencé à faire des recherches sur le sujet ensemble et on en a beaucoup rigolé sur le coup. On a trouvé beaucoup d’informations rassurantes, comme quoi ça arrivait à tout le monde et qu’il s’agissait d’une simple réaction mécanique du corps. Ma compagne a été rassurée, par les recherches, mais aussi par ma réaction et notre communication ouverte sur le sujet. Maintenant, dès que ça arrive, on en rigole directement, ce qui détend l’atmosphère ! Le corps fait des bruits, c’est tout à fait normal et les partenaires qui en font tout un drame ne méritent pas votre attention ni votre gêne mesdames ! «
Martine, 52 ans — kinésithérapeute spécialisée en rééducation périnéale à Bordeaux, deux enfants
« Je travaille avec des femmes sur le plancher pelvien depuis 20 ans, et le pet vaginal est l’un des sujets que mes patientes osent le moins aborder d’elles-mêmes. Pourtant, il m’a aussi concerné personnellement : après mes deux accouchements, les flatulences vaginales sont devenues plus fréquentes, notamment pendant le sport et certaines positions de yoga que j’aime pratiquer. La rééducation périnéale post-partum m’a aidée à reprendre une meilleure tonicité et coordination, ce qui a progressivement réduit le phénomène.
Ce que j’explique à mes patientes : ce n’est pas une question de ‘vagin abîmé’ ou de ‘laisser-aller’. C’est mécanique. Et dans ma vie intime à 52 ans, avec un nouveau partenaire rencontré il y a deux ans, j’ai choisi la transparence dès le début — un frout inopiné peut donner lieu à un fou rire qui rapproche bien plus qu’un silence gêné. La sexualité à 50 ans, c’est aussi ça : assumer son corps avec légèreté. »
Si vous souhaitez en découvrir davantage sur des phénomènes encore méconnus, nous avons un article entièrement consacré à l’orgasme mammaire : un plaisir encore méconnu de beaucoup de femmes ! De quoi briser d’autres tabous sexuels !
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Toutes les questions que vous vous posez sur le pet vaginal
Qu’est-ce qu’un pet vaginal ?
Un pet vaginal (aussi appelé frout, flatulence vaginale ou queef) est l’expulsion involontaire d’air emprisonné dans le vagin. Contrairement aux flatulences rectales, cet air ne provient pas du système digestif : il est inodore et parfaitement bénin dans l’immense majorité des cas. Il se produit lorsque de l’air entre dans le canal vaginal — lors de rapports sexuels, d’exercices physiques, d’un examen gynécologique ou lors de l’insertion d’un objet — et ressort ensuite en produisant un bruit caractéristique. Ce phénomène est tout à fait normal et n’indique aucun dysfonctionnement.
Quels sont les causes des gazs ou bruits vaginaux ?
Les causes des pets vaginaux sont multiples et toutes bénignes dans les cas courants. Les principales : les rapports sexuels (les mouvements créent une effet de pompe), les positions sportives ou de yoga qui modifient l’angle du bassin, l’accouchement vaginal qui peut temporairement modifier la tonicité du périnée, la ménopause (modification des parois vaginales), et les examens gynécologiques. Dans de rares cas, une fistule recto-vaginale (communication anormale entre le rectum et le vagin) peut provoquer des bruits accompagnés d’odeurs — ce cas précis mérite une consultation médicale.
Pour démystifier toujours plus certaines pratiques sexuelles, n’hésitez pas à jeter un œil à notre article dédié au cri de jouissance !
Le pet vaginal est-il normal ?
Oui, tout à fait. Les flatulences vaginales sont un phénomène physiologique normal qui touche de nombreuses personnes à différentes étapes de la vie. Elles n’indiquent ni une pathologie, ni un dysfonctionnement sexuel, ni une faiblesse du plancher pelvien dans l’immense majorité des cas. C’est de la physique élémentaire : un espace qui aspire et expulse de l’air.
Si vous ressentez une perte de libido liée (ou non) au fait que vous ayez des pets vaginaux, allez lire notre article sur le sujet pour trouver une solution adaptée à vos besoins !
La rééducation périnéale peut-elle réduire les pets vaginaux ?
La rééducation périnéale peut améliorer la tonicité et la coordination des muscles du plancher pelvien, ce qui peut indirectement réduire la fréquence des flatulences vaginales — notamment en post-partum. Les exercices de Kegel pratiqués régulièrement ont également montré des bénéfices sur le contrôle périnéal. En France, la rééducation périnéale post-partum est prise en charge par l’Assurance Maladie (20 séances remboursées). Consultez votre sage-femme, kinésithérapeute ou médecin pour un programme adapté.
Quand doit-on consulter un médecin pour des pets vaginaux ?
Dans l’immense majorité des cas, les bruits vaginaux ne nécessitent aucune consultation. Consultez si vous observez : une odeur accompagnant les flatulences vaginales (qui pourrait indiquer une fistule recto-vaginale, rare mais réelle), des douleurs pendant les rapports, des fuites urinaires associées, ou si le phénomène est brutal, soudain et s’accompagne d’autres symptômes vaginaux inhabituels. Un médecin, gynécologue ou sage-femme pourra écarter toute cause organique.
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